Métaverse immobilier : buzz ou opportunité en agence ?

Le métaverse peut-il vraiment aider une agence ? Cas d’usages concrets, ce qui marche (visites 3D, jumeaux numériques), coûts, risques et plan simple pour tester sans se brûler.

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TyphennÉquipe Realtys
23 janvier 202622 min de lecture
Métaverse immobilier : buzz ou opportunité en agence ?

Le mot “métaverse” fait souvent lever les yeux au ciel.

Certains pensent “gadget”.
D’autres pensent “futur obligatoire”.
Et la plupart des agents pensent surtout : “Moi je dois signer des mandats, pas acheter un casque.”

La vérité est entre les deux.

Le métaverse, au sens “mondes virtuels” façon avatars et concerts, reste largement un buzz pour l’immobilier de proximité.
Mais les technologies qui l’entourent (3D, jumeau numérique, visite immersive, projection, simulation) sont, elles, déjà utiles.

Donc la bonne question n’est pas : “Le métaverse va-t-il remplacer l’agence ?”
La bonne question est : quelles briques peuvent aider une agence à vendre mieux, plus vite, et avec moins de visites inutiles ?

Dans cet article, on sépare le bruit de la valeur : cas d’usages concrets, limites, coûts, et une méthode simple pour tester sans perdre du temps.

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Métaverse : de quoi parle-t-on exactement (sans jargon)

Quand les gens disent “métaverse”, ils mélangent souvent trois choses.

1) Le “monde virtuel” (avatars, espaces persistants)

C’est la version la plus médiatisée : vous entrez dans un univers virtuel avec un avatar.
Pour l’immobilier résidentiel classique, c’est rarement là que se fait la valeur.

2) L’immersion 3D (visite virtuelle, VR, showroom)

Là, on touche quelque chose d’utile : vous faites vivre un lieu à distance.
Ça peut réduire les visites inutiles et augmenter la qualité des visites.

3) Le jumeau numérique (modèle 3D + données)

C’est le niveau au-dessus : une représentation du bien (ou d’un immeuble) avec des infos attachées :

  • surfaces,
  • volumes,
  • équipements,
  • scénarios de travaux,
  • énergie.

C’est souvent le point le plus “opportunité” pour les pros.

À retenir

Si vous devez retenir une chose :
le “métaverse” en immobilier est surtout intéressant via ses briques utiles : 3D, immersion, jumeaux numériques, simulation.

Pourquoi le métaverse a fait autant parler (et pourquoi ça retombe)

Deux raisons principales expliquent le buzz.

1) La promesse : “acheter comme dans un jeu”

Acheter une parcelle virtuelle, visiter un bien virtuel, signer en virtuel…
Ça a fait rêver, et ça a fait peur.

Mais l’immobilier réel est un achat lourd, émotionnel, juridique.
Et les clients veulent du concret.

2) Beaucoup de projets étaient… des vitrines

Beaucoup de “métavers immobiliers” étaient surtout des démonstrations marketing.

Et sur le terrain, une agence n’a pas besoin d’un show.
Elle a besoin d’un système qui :

  • attire des prospects,
  • qualifie,
  • rassure,
  • et pilote une vente.

C’est pour ça que la plupart des agences reviennent à des outils plus pragmatiques : visite virtuelle, 3D, contenus vidéo, données DVF/DPE, suivi, prospection ciblée.

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Ce qui peut être une vraie opportunité pour une agence (6 cas d’usage concrets)

On part du réel.

Voici les usages où les “briques métaverse” peuvent créer de la valeur, surtout si vous travaillez dans des zones touristiques, du neuf, ou de la vente à distance.

1) Réduire les visites inutiles grâce à la visite immersive

Vous connaissez le problème :

Vous faites visiter.
Et au bout de 2 minutes, l’acheteur dit : “Ah… je pensais que c’était plus grand.”

Une visite 3D bien faite filtre énormément.

Les acheteurs “touristes” se calment.
Les acheteurs sérieux se projettent mieux.

Résultat :

  • moins de temps perdu,
  • plus de visites qualifiées,
  • vendeurs plus sereins.

2) Vendre à distance (investisseurs, mobilité, expatriés)

Certains marchés s’y prêtent très bien :

  • investissement locatif,
  • résidences secondaires,
  • mutation professionnelle.

Le métaverse “avatar” n’est pas indispensable.
Mais la 3D immersive + une analyse claire du secteur, oui.

Et là, un bon combo est :

  • visite 3D (pour le lieu)
  • preuves (pour la valeur)
  • dossier clair (pour la confiance)

Côté preuves, DVF reste la base : 📊 Accéder au DVF
Côté dossier complet, une analyse d’adresse aide énormément : 🔍 Analyser une adresse

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3) Projection et home staging virtuel (vendre “le potentiel”)

Pour les biens à rafraîchir, la projection est souvent le point qui bloque.

Le client n’arrive pas à imaginer.
Il voit les défauts.

Une projection virtuelle simple (même sans VR) peut :

  • rendre le potentiel évident,
  • justifier le prix,
  • accélérer la décision.

Attention : ça ne remplace pas les chiffres.
Ça aide la décision émotionnelle.

4) Jumeau numérique d’immeuble (copropriété, grands ensembles)

Dans certains secteurs, un jumeau numérique d’immeuble peut aider :

  • à comprendre les volumes,
  • à montrer des travaux,
  • à expliquer les parties communes,
  • à rassurer.

C’est rare en petite transaction… mais en copro complexe, c’est un vrai plus.

Et si vous couplez ça avec les infos copro, c’est encore mieux : 🏢 Données copros

5) Neuf et VEFA : showrooms immersifs

Le neuf est probablement le segment le plus adapté :

  • le client achète sur plan,
  • il a besoin de se projeter,
  • il compare des programmes.

Un showroom immersif peut améliorer la conversion.

Mais attention : ça coûte (on en parle plus bas).
Et ça doit être relié à votre stratégie commerciale, pas juste à l’image.

6) Formation interne et onboarding (plus utile qu’on le croit)

Certaines agences utilisent la VR/3D pour former :

  • nouveaux conseillers,
  • argumentaires,
  • scénarios de visite.

Pas indispensable.
Mais si vous avez du volume, ça peut être rentable.

À retenir

La vraie valeur “métaverse” en agence, c’est souvent :
moins de visites inutiles + meilleure projection + vente à distance plus fluide.

Là où c’est surtout du buzz (et pourquoi vous devez vous méfier)

Soyons clairs : certaines promesses sont surtout du marketing.

1) “On va vendre des biens dans un monde virtuel”

Pour l’immobilier classique, ce n’est pas votre priorité.

Vos clients veulent :

  • une vraie adresse,
  • une vraie valeur,
  • un vrai dossier,
  • un vrai accompagnement.

2) “Les NFT vont remplacer les actes”

Non.

Vous pouvez entendre des discours sur la tokenisation, les titres, etc.
Mais en France, les actes, la propriété, la sécurité juridique sont un monde très encadré.

Donc, à court terme, ce n’est pas un outil “agence terrain”.

3) “On va attirer des vendeurs juste avec un showroom VR”

Un vendeur ne vous confie pas son bien parce que vous avez un casque.

Il vous confie son bien parce que :

  • vous expliquez le prix,
  • vous avez une méthode,
  • vous avez un plan.

Le VR peut aider, mais il ne remplace pas votre crédibilité.

Attention

Si un prestataire vous vend “le métaverse” sans parler :
coûts, maintenance, usages concrets, conversion… fuyez.
Une agence n’achète pas une tendance. Elle achète un résultat.

Estimation immobilière

Accédez à l'historique des ventes réelles DVF de votre secteur.

Créer une estimation

Le cœur du sujet : est-ce que ça vous aide à gagner des mandats ?

La question est brutale, mais saine.

Pour qu’un outil “métaverse / 3D” soit utile, il doit améliorer au moins un de ces points :

  1. prendre plus de rendez-vous vendeurs
  2. signer plus de mandats (surtout exclu)
  3. vendre plus vite ou plus haut
  4. réduire le temps perdu (visites inutiles)
  5. améliorer la satisfaction (et donc les avis/reco)

Si vous ne pouvez pas relier l’outil à un de ces points, ce n’est pas une priorité.

L’usage qui aide vraiment à signer

Ce n’est pas “la VR”.

C’est plutôt ceci :

  • vous arrivez avec une estimation défendable (ventes réelles)
  • vous montrez une expérience de commercialisation plus qualitative (visite 3D)
  • vous proposez une stratégie de vente claire

Et là, le vendeur se dit : “Ok, ils sont carrés. Ils savent ce qu’ils font.”

Pour renforcer la partie estimation, DVF est incontournable :
DVF : le guide complet

Pour l’argumentaire exclusif :
7 arguments pour signer un mandat exclusif

Combien ça coûte (ordre de grandeur) et comment décider sans vous faire avoir

Les coûts varient énormément selon la solution.

Mais en gros, vous avez 3 niveaux.

Niveau 1 — Visite 3D “simple” (sans métaverse)

Souvent :

  • quelques centaines d’euros par bien (ou abonnement)
  • surtout intéressant sur des biens où vous anticipez beaucoup de visites inutiles

Niveau 2 — Expérience immersive plus poussée (VR / showroom)

Là, ça monte :

  • matériel
  • production
  • temps
  • maintenance

C’est surtout rentable si :

  • vous avez du volume
  • vous travaillez le neuf / VEFA
  • vous visez des clients à distance

Niveau 3 — Jumeau numérique + données

Très variable.

Rentable surtout sur :

  • immeubles complexes
  • programmes
  • gestion de patrimoine
  • investisseurs

Conseil pro

Avant de payer quoi que ce soit, posez 3 questions :

  1. combien de temps ça me fait gagner ?
  2. combien de visites inutiles ça enlève ?
  3. est-ce que ça augmente mon taux de mandat exclusif ?

Comment tester sans se brûler (plan simple en 30 jours)

Vous n’avez pas besoin de tout faire.

Testez comme un pro : petit, mesurable, utile.

Semaine 1 : choisissez 1 objectif

Exemples :

  • “réduire les visites inutiles”
  • “mieux vendre un bien à travaux”
  • “mieux convertir des prospects à distance”

Un seul objectif.

Semaine 2 : choisissez 1 type de bien “test”

Exemples :

  • bien à rafraîchir
  • bien très demandé (où vous voulez filtrer)
  • bien avec beaucoup de déplacements (zone éloignée)

Semaine 3 : mesurez 3 indicateurs

  • délai première offre
  • nombre de visites physiques
  • taux de conversion visite → offre

Semaine 4 : intégrez le test dans votre argumentaire vendeur

Phrase simple : “On met en place une visite immersive pour filtrer les visites inutiles, et on s’appuie sur les ventes réelles pour cadrer le prix. Je pilote tout.”

Le vendeur adore entendre : “je pilote”.

Et pour cadrer le prix avec des preuves, vous pouvez vous appuyer sur :

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DVF, DPE, cadastre, copro : toutes les données en une recherche.

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À retenir

Le bon test n’est pas celui qui fait joli.
C’est celui qui améliore un KPI : visites qualifiées, offres, délai.

Le meilleur “métaverse” pour une agence en 2026 : le mix expérience + preuves

Si on veut être très concret, ce qui marche le mieux aujourd’hui, c’est rarement “un monde virtuel”.

C’est plutôt :

  • une expérience client plus fluide (3D, projection)
  • un dossier plus solide (DVF, DPE, cadastre, copro)
  • une prospection mieux ciblée (moins d’appels au hasard)

C’est exactement la philosophie d’un outil comme Realtys : vous n’achetez pas une tendance, vous centralisez ce qui aide à signer.

Et pour démarrer : /sign-up

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FAQ : métaverse et immobilier

Est-ce que le métaverse est une vraie opportunité pour une petite agence ?

Pas dans sa version “avatar”.
Mais la visite 3D et la projection peuvent être très rentables si elles réduisent le temps perdu.

Est-ce que ça aide à vendre plus cher ?

Pas directement.

Ça aide surtout à :

  • mieux filtrer,
  • mieux projeter,
  • mieux justifier,
  • vendre plus vite.

Le prix se défend surtout avec des comparables et une stratégie.

Est-ce que les clients demandent la VR ?

Rarement.

Ils demandent surtout :

  • de la clarté,
  • de la transparence,
  • une preuve sur le prix.

Quel est le meilleur premier pas ?

Pour 90% des agences :

  1. visite virtuelle / 3D sur certains biens
  2. méthode d’estimation basée sur ventes réelles
  3. suivi et prospection plus propres

Conclusion : buzz pour certains, opportunité pour ceux qui testent intelligemment

Le métaverse en immobilier, c’est un mot trop large.

La plupart des agences n’ont pas besoin d’un monde virtuel.
Elles ont besoin d’outils qui améliorent la vente.

Si vous retenez l’essentiel :

  • la visite immersive peut réduire les visites inutiles
  • la projection peut faire vendre le potentiel
  • le jumeau numérique peut rassurer sur des dossiers complexes
  • mais rien ne remplace la preuve sur le prix et la stratégie

Si vous voulez rester pragmatique, commencez par un test simple (30 jours), mesurez, et gardez ce qui améliore vos KPI.

Et si vous voulez renforcer la partie “preuves + préparation + prospection” au quotidien, vous pouvez centraliser DVF/DPE/cadastre/copro sur Realtys : /sign-up puis 🔍 Analyser une adresse.

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